GRAND PARIS
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Caractéristiques du marronnier d'Inde

Le marronnier est un arbre bien connu des villes où il est très utilisé comme arbre d'alignement ou pour agrémenter les cours d'école. Son nom est bien trompeur car il ne provient nullement d'Inde, mais plutôt des Balkans et d'Asie mineure.

Quelle est son origine ?

Il aurait été introduit en France en 1615 via Constantinople où il aurait été présent depuis 1557. A cette époque, tout ce qui était nouveau ou importé par la Compagnie des Indes recevait l’appellation « d’Inde ».

Il est aussi connu sous le nom de marronnier commun ou marronnier des chevaux. Cette dernière terminologie étant la retranscription de son nom latin hippocastanum. Hippos voulant dire « cheval » et castanea « châtaigne », dans la mesure où le châtaignier s’appelle Castanea sativa. Il semble effectivement qu’il y a longtemps les marrons étaient donnés en petites quantités comme nourriture aux chevaux (après un broyage et une cuisson afin d’éliminer les composés toxiques).

L’utilisation du marronnier d’Inde comme arbre d’ornement est aujourd’hui réduite en raison de la progression d’une parasitose, la mineuse du marronnier, dont les dégâts sont visibles chaque année sur le feuillage de ces arbres.

Quelles sont ses particularités ?

Marronnier d  Inde ecorce  VDALe tronc du marronnier est robuste et droit d’où son utilisation courante comme arbre d’alignement. Son écorce est brun rougeâtre, lisse puis se fissurant dans le sens de sa longueur avec le temps. Un marronnier est assez facilement reconnaissable grâce à cette écorce et surtout à la taille importante de ses bourgeons (1,50 à 2 cm de long) alors même qu’il n’a pas encore de feuilles. Les fleurs apparaissent en avril sous la forme de thyrses dressées. Elles sont de couleur blanche tachetées de rouge ou de jaune.

Ses feuilles caractéristiques sont caduques, opposées et grandes (30 à 50 cm de long). Elles sont composées de 7 folioles dentées. Au sujet de leur taille, il est à signaler que dans le récent ouvrage « Je vois des jardins partout » de Didier Decoin (Jean-Claude Lattès, 2012), ce membre de l’Académie Goncourt né à Boulogne-Billancourt précise que dans son enfance les feuilles palmées des marronniers du boulevard Richard Wallace lui évoquaient les palmiers d’Alexandrie et, du même coup, il comparait les marrons s’éclatant sur le trottoir à des dattes gorgées de sucre.

Les fruits lisses et de couleur acajou sont protégés par une capsule dénommée bogue et couverte de quelques aiguillons mais peu piquants, en comparaison avec la bogue du châtaignier. Contrairement à celle-ci, celle du marronnier s’ouvre pour laisser s’échapper en octobre un fruit unique, au grand dam des automobilistes et personnes éprouvant des difficultés à marcher et pour le plus grand plaisir des enfants qui s’en servent souvent comme projectile. Il est prétendu que conserver en permanence dans sa poche le premier marron tombé ou, selon certains, trouvé près d’une chapelle, préserverait des rhumatismes et maux de reins. Pour les agents de la Direction des Parcs, Jardins et Paysages, le ramassage est surtout lié à la sécurité en dégageant régulièrement les allées et surtout les bassins des fontaines.

Le bois de marronnier présente peu de qualité mais est cependant utilisé pour la fabrication de planches de caisses d’emballage et pour la pyrogravure.


Sur le plan de la symbolique …

… les marronniers sont considérés comme des arbres protecteurs et bienfaisants. La feuille, quant à elle, a inspiré les artistes et notamment dans l’art Nouveau et plus spécialement l’Ecole de Nancy (Eugène Vallin, Georges Biet, Paul Guth, Daum, Louis Guingot…).

Il existe aussi une sorte de marronnier, bien connue des journalistes. En effet, un « marronnier » désigne un événement occasionnant un article récurrent (le muguet du 1er mai, la rentrée scolaire, les sapins de Noël…). L’origine de cette appellation végétale serait due à un journaliste d'un grand quotidien national dont les fenêtres donnaient sur le jardin des Tuileries. Dans celui-ci, un marronnier déployait systématiquement ses feuilles une quinzaine de jours avant les autres. Ce décalage saisonnier fut alors régulièrement observé par son entourage. Le « marronnier » était né et passait à la postérité.

 

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