Forêts

Les forêts domaniales de Meudon et de Fausses-Reposes, sur le territoire de Grand Paris Seine Ouest, sont les plus grandes du département des Hauts-de-Seine.

Créé le 20/03/2020 - Mis à jour le 13/05/2020

Sommaire

Haut de page

Deux forêts domaniales s’étendent sur le territoire de Grand Paris Seine Ouest (GPSO) : le domaine des Fausses-Reposes et la forêt de Meudon. Elles relèvent de la compétence de l’Office national des forêts (ONF).

Forêts domaniales

Forêt de Meudon

La forêt de Meudon est la plus grande forêt du département des Hauts-de-Seine, et la forêt domaniale la plus proche de Paris.

La forêt de Meudon s’étend sur 50% du territoire de la ville.

Sur le territoire de Grand Paris Seine Ouest, elle s’étend sur 50% du territoire de la ville de Meudon, et couvre une partie des villes de Sèvres et Chaville.

Des étangs, des sentiers de randonnée, des parcours sportifs et pédagogiques permettent de découvrir la forêt de Meudon de plusieurs façons.

Les batraciens de la forêt de Meudon

Crapaud commun.
Crapaud commun.

Chaque printemps, les batraciens de la forêt de Meudon entament leur migration vers les étangs, après avoir passé l’hiver à l’abri. Pour préserver cette espèce et maintenir la biodiversité, Grand Paris Seine Ouest procède à la fermeture de la route forestière des Étangs de fin février à fin mars.

En savoir plus

Les étangs de la forêt de Meudon

Chaville

Étang de l'Ursine

Son nom serait issu de l’adjectif « ursin » (« relatif à l’ours »), en raison de sa forme en patte d’ours.

Auparavant dénommé « étang de Colin-Porcher » et indissociable de l’histoire de Chaville, ville dont il est limitrophe, cet étang géré par l’Office National des Forêts est en réalité situé sur le territoire de Vélizy-Villacoublay, dans le quartier de Vélizy-le-Bas. Il est bordé sur trois de ses côtés de zones pavillonnaires. Ses berges sont ombragées, notamment via un double alignement de platanes. 

D’une superficie de 1,66 hectare, il sert de cadre au tir du traditionnel feu d’artifice du 14 juillet de Vélizy et également à une brocante annuelle. Les pêcheurs l’apprécient. Il est surtout connu grâce au restaurant gastronomique chavillois « La pergola de l’étang d’Ursine » (ancienne guinguette des bois de Chaville).

Étang de Brisemiche

L’étang de Brisemiche fait partie d’un ensemble de trois étangs, les deux autres (de l’Ursine et des Écrevisses) étant situés sur le territoire de Vélizy-Villacoublay. Son site a été loti pour créer un nouveau quartier de Chaville et depuis il est devenu une pièce d’eau, au sein d’une copropriété. Il est néanmoins visible pour tous les voyageurs empruntant la ligne voisine du RER C, entre la gare de « Chaville – Vélizy » et l’entrée du tunnel.

Meudon

Étang de Villebon

C’est le plus à l’ouest des étangs de Meudon. L’étang de Villebon (2 hectares avec une profondeur de 1 à 2 mètres) comprend une roselière et une digue. C’est un vestige du réseau hydraulique du domaine de Meudon ; il servait à alimenter le jet du bassin du Grand ovale (24 mètres environ). Il est aujourd’hui alimenté par le ruissellement de l’eau de pluie de la RN 118. Situé en bordure de la route de la Patte d’oie, il est typique des étangs de pleine forêt.

À proximité de cet étang se situe le club hippique des Étangs de Meudon.Il est planté de saules pleureurs, de bouleaux et, sur les berges, de massettes à larges feuilles et d’iris des marais. Des nénuphars ornent ses eaux. Les pêcheurs y viennent pour les brochets, sandres, carpes et perches.

Étang de Meudon

Situé à 400 mètres à l’est de l’étang de Villebon, l’étang de Meudon est relié à celui-ci par un canal pavé enjambé par un élégant petit pont de pierre. Il a été créé dans les années 1960 afin de servir de bassin d’orage pour la commune de Meudon-la-Forêt.

Il longe la route de l’Étang de Trivaux, bordée par un alignement de platanes communs. Ses berges sont également plantées de massettes à larges feuilles et d’iris des marais. C’est un lieu apprécié des canards colverts et des hérons cendrés.

Étang de Trivaux

L’étang de Trivaux (1 hectare avec une profondeur de 1 à 2 mètres), également typique de la pleine forêt comprend une roselière et une digue. Sa faune aquatique constituée de brochets, sandres, carpes, perches et black-bass fait la joie des pêcheurs dont l’accès est facilité au même titre que celui des promeneurs grâce à un parking voisin.

Sur les berges sont plantés des platanes communs et des saules pleureurs. Sur ses eaux, sont visibles des nénuphars. A sa proximité, se trouve l’étang de Chalais.

Étang de Chalais

De forme hexagonale, l’étang de Chalais (4 hectares avec une profondeur de 1 à 2 mètres) est le plus grand de tous. Pièce essentielle de la grande perspective de Meudon, il est situé dans l’axe du tapis vert.

Inscrit au sein d’une propriété murée du Ministère de la culture et de la communication, il est inaccessible au public. En raison de sa richesse écologique, il a été classé en ZNIEFF (Zone naturelle d’Intérêts écologique, floristique et faunistique). Il est cerné de boisements.

À proximité, sont localisés le bâtiment Y (Monument historique et annexe du musée de l’Air) ainsi que les locaux de la Direction Territoriale Est de Grand Paris Seine Ouest.

Forêt de Fausses-Reposes

La forêt de Fausses-Reposes est la deuxième plus grande forêt du département des Hauts-de-Seine, après celle de Meudon. Elle s’étend sur la moitié des villes du territoire de Grand Paris Seine Ouest : Marnes-la-Coquette, Ville d’Avray, Sèvres et Chaville.

Etang de Corot, Ville-d'Avray

Étangs de la forêt de Fausses-Reposes

Étangs de Ville-d’Avray, ou étangs de Corot

Propriété du Ministère de la culture et de la communication, le site de ces étangs est classé depuis 1936. C’est à la fin du Moyen-âge que fut créé comme réserve de pêche le « Vieil étang » (plus d’un hectare avec une profondeur de 3 mètres), le plus à l’ouest. Il fut aussi connu sous le nom d’« étang des Célestins » en référence aux seigneurs de Ville-d’Avray qui vendaient le poisson aux marchands parisiens.

En 1680, le duc d’Orléans, frère de Louis XIV, dit « Monsieur » (qui a laissé son nom à l’île de Monsieur), fait créer un nouvel étang, dit l’« étang Neuf » (3 hectares avec une profondeur de 5 mètres), pour répondre aux besoins d’alimentation en eau du parc de son château de Saint-Cloud. La digue est réalisée vers 1690 ainsi qu’un aqueduc souterrain reliant cet étang au parc de Saint-Cloud en passant par l’étang de la Ronce (voir ci-dessous) et la fontaine du Roy. Ces deux étangs sont alimentés par des rigoles recueillant les eaux pluviales de la forêt, prolongées par la « grande rigole de Ville-d’Avray » en amont du Vieil étang.

Dans le cadre du parcours d’art contemporain « Dessein d’eau » (2006) de la plasticienne Agnès Pezeu, des panneaux explicatifs révèlent au fil des rues de Sèvres et de Ville-d’Avray ce réseau hydraulique du domaine national de Saint-Cloud. Ponctuellement, ils sont toujours visibles, au même titre que des blocs de verre sérigraphiés et gravés d’Agnès Pezeu matérialisant sous les pieds des passants le tracé de l’aqueduc souterrain.

Etang de Corot, Ville-d'AvrayCe site doit notamment sa renommée à Jean-Baptiste Camille Corot, qui les a peints à plusieurs reprises, raison de la dénomination d’« étangs de Corot », reprise notamment par le restaurant voisin, « Les étangs de Corot ».

Ces étangs sont le cadre de vie de canards, poules d’eau et nombreux poissons. La Société de pêche de Ville-d’Avray gère et réglemente la pêche et y organise notamment des pêches à la truite. Cette même société a en 2000, dans le cadre de la réparation des dégâts causés par la tempête du 26 décembre 1999, replanté les rives des étangs.

À proximité de l’Étang Neuf, le mail Alphonse Lemerre conduit au centre de Ville-d’Avray, en longeant l’ancienne propriété de Corot.

Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875)

Peintre paysagiste parfois considéré comme « le père de l’impressionnisme », Camille Corot a notamment été médaillé lors de l’Exposition universelle de 1855.

Jean-Baptiste Camille Corot - peintre de Ville-d'Avray (Grand Paris Seine Ouest)Claude Monet disait à son propos « Il y a un seul maître, Corot. Nous ne sommes rien en comparaison, rien. »

Il a habité à proximité de ces étangs, dans une maison achetée par son père en 1817. Il passait de longues heures au bord des étangs pour les peindre, rangeant d’ailleurs son matériel dans une cabane en bois située sous un saule pleureur au bord du Vieil étang.

En 1855 il décora de fresques les murs des chapelles de l’église de Ville-d’Avray:

  • « Le baptême de notre Seigneur sur les bords du Jourdain »
  • « Le Christ au jardin des oliviers »
  • « Adam et Eve chassés du Paradis terrestre »« Madeleine pénitente retirée à la Sainte-Baume »

Il est enterré au cimetière du Père Lachaise (Paris). À Ville-d’Avray, hommage lui est rendu avec d’une part la fontaine Corot, située à l’angle nord-est de l’étang Neuf, et d’autre part le monument dédié à Corot de Raoul Larche dans le mail Alphonse Lemerre.

Étang de la Ronce

Marquant l’entrée d’une résidence, il est situé dans la courbe de la rue de la Ronce. Également appelé « étang Gilet », il s’agit du plus vieil étang de la ville, servant autrefois d’abreuvoir pour les troupeaux. Il est situé également sur le réseau hydraulique du domaine national de Saint-Cloud. Il est aujourd’hui très ancré dans le territoire urbain de Ville-d’Avray puisqu’il fait face au groupe scolaire « La Ronce ». Il est animé par un jet d’eau en forme de tulipe. Ses berges sont plantées de massettes à larges feuilles et de différentes espèces d’arbres.

Boris Vian, Ville-dd'Avray (Grand Paris Seine Ouest)

Le saviez-vous ?

Le poète et musicien Boris Vian est né à Ville d’Avray, le 10 mars 1920. Il a écrit une nouvelle, intitulée Le Loup-Garou, dont l’histoire se passe dans la forêt domaniale de Fausses-Reposes : un loup qui mène une vie paisible est mordu par un loup-garou et transformé en homme.

Des gardes champêtres pour veiller sur l’environnement

Police Verte de GPSODéployée en mars 2019, la Police Verte de Grand Paris Seine Ouest est constituée de gardes champêtres et d’une brigade équestre de la Garde républicaine. Leurs missions : sensibiliser la population et veiller au respect de l’environnement.

Il est fréquent que des déchets verts (déchets de jardin) soient abandonnés dans les forêts du territoire. Ces dépôts sauvages constituent une menace pour l’environnement : par exemple, certaines plantes invasives peuvent pousser et nuire aux forêts.

En savoir plus

A lire également

  • 27 mai 2020
    Protection de la faune et de la flore

    Grand Paris Seine Ouest s’engage à protéger la biodiversité sur son territoire, via des actions de préservation de sa faune et de sa flore, ainsi que la Trame Verte et Bleue qui assure aux espèces vivantes une continuité des espaces naturels.

    Lire la suite
  • 27 novembre 2020
    Arbres remarquables

    Les arbres dits « remarquables » sont répertoriés indépendamment de leur statut public ou privé. Ils sont exceptionnels pour leur rareté, leur dimension et leur valeur historique.

    Lire la suite
  • 27 novembre 2020
    Entretien de la biodiversité

    Suppression de l’utilisation des produits chimiques, économies d’eau, accueil des insectes, abris pour les oiseaux, choix de plantes plus pérennes… Au cours des dernières années, le travail quotidien des jardiniers de Grand Paris Seine Ouest a évolué vers des actions plus respectueuses de l’environnement, et garantes d’un cadre de vie plus sain pour le public, les agents et la biodiversité.

    Lire la suite
ut non nunc Phasellus id felis nec